Frelon asiatique à Genève : une lutte qui s’intensifie face à sa progression

Le frelon asiatique poursuit son expansion en Suisse et mobilise de plus en plus d’acteurs sur le terrain. Présente dans le canton de Genève depuis 2020, cette espèce invasive fait l’objet d’une surveillance renforcée en raison de ses conséquences sur la biodiversité, notamment sur les populations d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs.

Une espèce invasive sous surveillance

La localisation des nids secondaires constitue un enjeu important dans la lutte contre cette espèce invasive. Souvent Originaire d’Asie, le frelon asiatique (Vespa velutina) s’est progressivement implanté en Europe. Sa progression représente un enjeu environnemental important : il se nourrit notamment d’abeilles domestiques et d’autres insectes, ce qui peut fragiliser les colonies et perturber les écosystèmes locaux.

Sa capacité à s’adapter à différents environnements facilite son installation, notamment dans les zones urbaines et périurbaines. Les nids, souvent construits en hauteur dans les arbres, peuvent accueillir plusieurs milliers d’individus au cours de leur développement.

➡️ À Genève, la surveillance de l’espèce repose notamment sur les signalements, l’identification des nids et la coordination des interventions.

Des moyens de détection qui se développent à Genève

La localisation des nids constitue une étape essentielle dans la lutte contre le frelon asiatique. À Genève, l’association Pollinea Action mobilise des bénévoles pour participer à leur recherche et à leur destruction.

Dans un reportage publié le 26 octobre 2026, Radio Lac a notamment présenté leur utilisation de la télémétrie. Cette technique consiste à équiper un frelon d’un petit émetteur radio afin de suivre ses déplacements et de remonter jusqu’à son nid. Une méthode particulièrement utile lorsque les nids sont dissimulés dans la végétation et difficiles à repérer visuellement.

Un enjeu qui concerne aussi les professionnels

La présence du frelon asiatique implique une vigilance particulière pour les apiculteurs, les collectivités, les gestionnaires immobiliers et les professionnels de la lutte antiparasitaire.

Au-delà de la protection des ruchers, l’identification et le traitement des nids participent à limiter la propagation de cette espèce invasive. La coordination entre les différents acteurs et la rapidité des signalements restent des éléments importants dans la gestion de cette problématique en Suisse romande.

Sources :

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